Save the Green Planet !

Gwenaëlle
Bonjour chers visiteurs ! J’espère que vous allez bien et que tout se passe bien pour vous. Cela fait presque deux mois que j’ai repris les cours à la fac donc je suis pas mal occupée en ce moment. Les cours sont très intéressants et j’apprends de nouvelles choses. D’ailleurs, je pense que je ferais un article sur un sujet qui me tient à coeur concernant la Corée mais je n’en dirais pas plus sinon : SPOILERS. En attendant, je vais faire un article sur un film que j’ai vu très récemment : Save the Green Planet !

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Save the Green Planet ! est un film sud-coréen de Jung Jun Hwan, datant de 2003. L’acteur principal est Shin Ha Gyun que l’on peut voir dans le premier film d’un triptyque sur le thème de la vengeance réalisé par Park Chan Wook (Sympathy for Mr.Vengeance,Old Boy et Lady Vengeance si cela vous intéresse). Shin Ha Gyun joue le rôle de Lee Byeong Gu, un homme qui est convaincu que la planète va être amenée à disparaître et va,de ce fait, kidnapper (avec l’aide de son amie Sun-i) un riche industriel (Kang Man Sik). Il croit que celui-ci est le prince de la planète Andromède. A la suite de ce kidnapping, un ensemble d’événements va compliquer l’entreprise des deux compères.

save_the_green_planet_ver3Comme la plupart des bons films sud-coréens, le film commence avec légèreté avec des notes comiques (notamment les cascades ratées de Byeong Gu pour attraper Man Sik). Le spectateur apprend à connaître les personnages et s’amuse devant leur délire d’alien qui va détruire leur planète adorée. Le vice va jusqu’à que le chien du personnage principal s’appelle Jigu ( « Terre » en coréen). Mais très vite, le ton monte et nous découvrons que le film n’est pas vraiment une comédie mais un drame mêlé à de la science fiction. En effet, le film et les personnages emmènent le spectateur dans une dimension très dure visuellement parlant. La torture y est pour quelque chose même si nous rigolons de la stupidité de Byeong Gu et de son amie dans la manière de découvrir la (véritable ?) nature de l’industriel. Très vite, nous tombons dans le tragique et nous savons très vite pourquoi Byeong a été amené à faire tout ça et en lien avec son passé ( ça sera à vous de le découvrir si vous regardez ce film). Il est difficile pour moi de faire une vraie critique de ce film sans vraiment spoiler mais j’essaye. Je vais vous donner mon avis sur ce film qui m’a beaucoup plu. Pourquoi il m’a plu ? Il ne tombe pas dans le côté comique lourd de certains films asiatiques et cette note de tragique dans l’histoire m’a ému. Ce film m’a rappelé Sympathy for Mr.Vengeance sur pas mal d’aspects dont un principal : la société coréenne. Après la Guerre de Corée (1950-1953), la Corée du Sud était une dictature militaire qui a duré plus de 30 ans et les années 80 ont marqué au fer rouge l’histoire de la Corée. En effet, c’est en mai 1980 qu’a lieu le massacre de Gwangju (appelé aussi le Soulèvement de Gwangju). Cet événement,qui est un soulèvement populaire étudiant et syndical pour la démocratisation, est celui qui a le plus marqué ce pays car il a eu beaucoup de répercussions sur la société. Les Coréens étaient save the green planet image 2sous-payés au profit de l’essor économique que le pays commençait à acquérir et dont il avait besoin pour concurrencer la Corée du Nord. Une des scènes du film montre la répression policière sur les ouvriers en usine et les conséquences désastreuses de celle-ci (un élément clé pour comprendre le personnage de Byeong Gu et pourquoi il a enfermé et torturé Man Sik).

 

L’image de la menace alien est une manière de critiquer cette société et illustrer le mal que l’humain a en lui. L’humain n’arrête pas de faire du mal à autrui et ce sont toujours les « êtres supérieurs » qui vaincront les « êtres inférieurs », qui auront toujours raison. Pour moi, ce film donne bien les idées directrices que le réalisateur a voulu transmettre au spectateur et je me suis dit « voilà ce qu’on est et ce qu’on peut faire pour parvenir à nos fins ».

Daisy, lycéennes à Fukushima

Gwenaëlle
Bonjour tout le monde ! J’espère que vous allez bien et que cette première semaine de cours s’est bien passée pour vous. Je suis toujours en vacances, j’attends avec impatience la reprise des cours à l’université car je commence à un peu m’ennuyer ferme. Il faut que j’attende encore deux semaines. Bref, ceci n’est pas le sujet de mon deuxième article sur ce blog. Je vais vous présenter un manga que j’ai récemment lu. Il traite d’un sujet qu’on connait déjà tous car ça avait fait l’actualité il y a trois ans : la situation à Fukushima à la suite du tsunami et de la fuite de la centrale nucléaire.

daisy_lyceennes_a_fukushima_couvertureIl s’agit d’une courte série en deux tomes de Momochi Reiko, publiée chez nous aux éditions Akata. En voici le synopsis : « Depuis le terrible tsunami qui a frappé Fukushima, Fumi n’ose plus sortir de chez elle. Trop inquiète pour sa santé, à cause des éventuelles radiations émises par la centrale. Pourtant, en dernière année de lycée, il faudra bien qu’elle se décide à retourner en cours. Mais est-il seulement possible de recommencer à vivre et de faire comme si de rien n’était, quand même une simple pluie représente la menace d’une contamination radioactive ? Heureusement, elle pourra compter sur Moé, Ayaka et Mayu, ses trois meilleures amies. Ensemble, elles comptent bien profiter de la vie, et surtout sortir toutes diplômées du lycée ! Elles décident alors de recréer leur groupe de musique, Daisy, pour se redonner du courage. Mais très vite, la réalité les rattrape et… »

« Daisy, lycéennes à Fukushima » est bien plus qu’un shôjo ordinaire, c’est un manga basé sur les témoignages des habitants de Fukushima que la mangaka a recueilli.  Les sentiments des lycéens y sont bien retranscrits par le dessin et par leurs paroles, à travers les quatre personnages.
Chacune d’elles vont de l’avant en créeant à nouveau leur groupe de musique par exemple, même si le quotidien n’est pas toujours facile.
Elles ont chacune des inquiétudes concernant leur avenir, l’avenir de leurs proches dont les entreprises coulent au fur et à mesure et des préjugés des Japonais de tout le pays. Par exemple, l’exploitation de riz du père de Mayu qui approche de la perte à la suite de lettres de clients l’accusant « d’assassin » ou bien l’auberge des parents d’Ayaka qui fonce droit à la faillite. De nombreuses questions sont posées mais la plus récurrente ( que je me suis posée maintes fois ), quel avenir pour ces habitants et ces enfants qui sont cloitrés dans leur maison ou qui vivent dans des préfabriqués car leurs maisons sont dans la zone la plus touchée à cause de la radioactivité ?
A travers le personnage de Fumi, qui voit son quotidien changer au fur et à mesure du départ de familles pour la capitale, le lecteur partage ses sentiments ainsi que ceux de ses meilleures amies aussi touchantes les unes que les autres.

lycéennes fukushima
Ce qui m’a le plus touché, c’est le cas de Moé ( qui est la première à partir de Fukushima pour rejoindre son petit ami à Tokyo). A travers ce personnage, nous pouvons voir que les femmes de Fukushima se font rejeter par les hommes vivant en dehors de Fukushima car elles représentent un danger pour eux.
Tandis que certains rejettent complètement l’idée d’aller à Fukushima et préfèrent croire les informations disant que la situation est stable et que tout est pris en main, et d’autres ( comme le fiancé du professeur de musique des quatre filles) quittent la capitale pour travailler en tant que bénévole dans le centre de réfugiés de la ville.
La situation de Fukushima est vite mise de côté par les hommes politiques du pays même si les faits sont bel et bien d’actualité encore aujourd’hui ( à noter que le manga a été dessiné un an et demi après la catastrophe et à travers les témoignages recueillis, la situation n’a pas beaucoup plus avancé que ça).
Cette incertitude face à l’avenir est bien retranscrite par la mangaka. Les jeunes filles, à leur niveau, veuillent aider Fukushima même si elles restent incertaines ( Fumi ne sait toujours pas quoi faire de son avenir : partir à Tokyo pour étudier ou rester à Fukushima ?).
Pour le reste, je vous laisse découvrir ce manga si vous le souhaitez. Pour ma part, c’est l’un de mes mangas préférés car bien écrit et le dessin est agréable. C’est une série qui se laisse lire toute seule durant un moment de libre et qui permet de s’interroger sur le sujet. Je vous le conseille vivement.

Le manga : qu’est-ce que c’est ?

Gwenaëlle
Bonjour tout le monde ! Je suis Gwenaëlle, la deuxième rédactrice du blog. Je suis une passionnée de l’Asie ( plus particulièrement du Japon et de la Corée du Sud ; d’ailleurs j’étudie le coréen à l’université).  Je m’occuperais,assez régulièrement, de la catégorie « culture asia » où vous pourrez trouver divers articles (point de vue sur un manga ou un film, présentation d’un plat asiatique,…).
Pour mon premier article sur ce blog, je vais expliquer ce qu’est un manga. L’article n’abordera pas tout en rapport avec le sujet car il serait difficile et long de l’expliquer pour moi n’étant pas une très grande spécialiste.

Le manga

Comme tout le monde le sait ( ou pas ), un manga est une bande dessinée japonaise. Cela regroupe plusieurs genres ( que je vais détailler plus loin dans l’article) qui cible un public bien précis.
Le manga n’est pas seulement japonais. Plus tard, le manhwa ( bande dessinée coréenne ) et le manhua ( bande dessinée chinoise ) ont vu le jour.

Les genres principaux

Je vais vous présenter les différents genres de mangas que vous pouvez rencontrer dans les librairies spécialisées ou non. Tout d’abord, les trois genres que je vais qualifier de « basiques » qui sont le shônen,le shôjo et le seinen.

Le shônen

couverture narutoLe shônen est destiné aux adolescents (même si certaines filles les lisent dont moi la première ). Nous pouvons trouver des titres comme Naruto, One Piece, Bleach, Dragon Ball et j’en passe. Le shônen a deux sous-genres : le nekketsu (le terme signifiant  » sang brûlant » désigne les shônen mettant en scène des héros exaltés défendant des valeurs viriles traditionnelles telles que le courage, l’amitié et le dépassement de soi (Dragon Ball, One Piece, Eyeshield 21…) et le pantsu (le terme anglais « pants » (culotte) prononcé à la japonaise désigne les shônen mettant en scène un héros généralement pervers au milieu d’un univers féminin dans le cadre d’une comédie romantique (Ichigo 100%, Rosario + Vampire,Love Hina, Negima).

 

Le shôjocouverture nana

Le shôjo est destiné aux adolescentes ( Nana, Vampire knight, Fruit basket,…). Tout comme le shônen, le shôjo a ses deux sous-genres. Le sous-genre magical girl mettant en scène des jeunes filles aux pouvoirs surnaturels pour combattre le mal comme Card Captor Sakura ou bien Sailor Moon et enfin,le sous-genre romance (comme le nom l’indique) mettant en scène une histoire entre une jeune fille amoureuse d’un prince charmant,généralement des drames romantiques.

 

Le seinen

couverture BerserkLe seinen est un genre plus mature et violent que le shônen, visuellement et psychologiquement parlant. Cette maturité se fait ressentir notamment sur le trait graphique du mangaka et le sentiment (voire plusieurs pour certains seinens ) qu’il veut nous véhiculer. Il est plus destiné aux adultes ( voici deux-trois titres qui illustrent bien le genre : Berserk, MPD psycho, Elfen lied).

 

 

 

 

Le yaoi, le yuri et le hentai : trois genres à ne pas confondre

Je préfère clarifier ce point-là car beaucoup de personnes ( notamment dans certaines librairies non spécialisées) se trompent sur ces deux termes totalement différents. En effet,il m’est arrivé de voir des yaois classés dans la catégorie « hentai ». Attention, je ne blâme personne et je ne vais pas vous taper sur les doigts pour ça. Ce point me tient juste à cœur ( je suis une grande fan de yaoi et fière de l’être ! ).
Le yaoi est un sous-genre du josei ( manga destiné aux femmes adultes) et le yuri est un sous-genre du seinen mettant en scène des relations homosexuelles. Ils ne sont en aucun cas pornographiques même si ça met en scène quelques scènes plus ou moins détaillées.
Le yaoi met en scène une romance entre deux hommes ( Junjou romantica, Yellow,…). Il y a aussi le shônen-ai qui est du même genre mais les deux amants ne vont pas au delà des bisous. Ces deux genres sont destinés à un public féminin.
Inversement, le yuri met en scène une romance entre deux femmes et il cible un public masculin.
Maintenant, passons au hentai qui est un manga pornographique,la plupart du temps hétérosexuel. Les scènes de sexe y sont très détaillées voire très exagérées. Ce n’est que mon avis mais je trouve cela assez dérangeant et je n’aime pas. Bref je ne veux pas rentrer dans un débat car là n’est pas le sujet de mon article.
Pour certains,la différence peut vous paraître subtile car dans certains yaois, les scènes de sexe ( quand il y en a ) sont détaillées, frôlant la pornographie mais on parlera du sous-genre homosexuel du hentai, le bara. Tous les yaois ne font pas partis de ce sous-genre.

un petit coup de coeur japonais

Jérémy
 Promeneurs cybernétiques qui passent par là, bonjour !

Dans le genre « je raconte ma vie », je tenais à parler d’un restaurant japonais comme on n’en trouve pas beaucoup en France. Son petit nom c’est le Happa Tei, il se situe non loin de l’Opéra à Paris et est spécialisé dans les okonomiyakis ainsi que les takoyakis.

affiches happa tei

affiches du happa tei

C’est bien beau de dire qu’ils font des takoyakis et des okonomiyakis dans ce restaurant mais si on ne dit pas à quoi correspondent ces noms barbares, ça restera très obscure pour certains d’entre nous. Donc je vais essayer d’en faire une description simple, je ne garanti pas le résultat et risque de me faire taper sur les doigts par les puristes qui passeront dans le coin.

Tout d’abord l’okonomiyaki, la spécialité revendiqué de la maison, que je qualifierais d’ « omelette japonaise ». Toujours pour faire simple, c’est une sorte d’empillement de couches d’une pâte à base de lait et de farine (j’espère être dans le vrai), de légumes (souvent du chou) et de viande, poisson ou mollusque. Le tout est grillé sur une plaque chauffante. Le résultat donne l’eau à la bouche du gourmand (qui a dit goinfre) que je suis.

okonomiyaki

okonomiyaki

Ensuite, parlons des takoyakis, mon petit péché mignon. Ce sont des boules composées d’une pâte à base de farine et de lait renfermant un petit morceau de poulpe. La première fois que l’on tombe sur un bout de tentacule, ça surprends mais c’est loin d’être mauvais. Ce qui fait que ce plat est d’autant plus gourmand, c’est qu’il est souvant accompagné d’une sauce semblable à notre sauce mayonaise mais en moins lourd.

takoyaki

takoyaki

Pour conclure, pardonnez mon language mais c’est à se taper le cul par terre ! Pour ceux qui ne sont pas effrayés à l’idée de manger du poulpe ou du calamar, foncez y les yeux fermer car c’est vraiment bon. Et l’ambiance très japonaise du restaurant en lui même suffit à nous faire voyager.

 

tables du restaurant

tables du restaurant

Sur ce, bon appétit à tous.