L’obsolescence programmée

Jérémy
 Bonjour tout le monde les gens !

Alors le sujet du billet du jour : l’obsolescence programmée où comment rendre un appareil ou un quelconque bien de consommation inutilisable et difficilement réparable au bout d’une durée bien déterminée. Je vais prendre quelques exemples … Quand il y a une vingtaine ou une trentaine d’années, une télévision était faite pour fonctionner correctement pendant environ 20 ans tout en étant facilement réparable, maintenant, une télévision de gamme équivalente ne semble tenir le choc en tout et pour tout cinq ans sans oublier que ces postes sont très difficilement réparables. Mais cette baisse de qualité ne se cantonne pas qu’à l’électroménager mais aussi au domaine vestimentaire ou à l’électronique.

Pourquoi cette baisse flagrante de qualité ? Ce que j’en pense est que c’est surtout pour des raisons purement économiques. J’explique mon raisonnement. La baisse de qualité serait du à l’utilisation de composants moins durable mais aussi moins cher. Et qui dit à coût de production moindre avec prix de vente stable, dit rentabilité augmentée. Je sais que c’est assez caricatural comme raisonnement mais cela me semble assez proche de la réalité. L’obsolescence programmée a aussi un autre avantage du point de vue des fabricants, c’est celui de forcer renouveler les équipements etc. Qui dit renouvellement du parc client, dit plus de vente et donc plus profit, on en revient à nos « raisons économiques ». C’est un procédé assez efficace pour booster un peu les ventes ainsi que les bénéfices qui vont avec.

Le problème de ce procédé est lié au fait que les matières premières ne sont pas inépuisable et par les temps qui courent où certaines d’entre-elles atteignent leurs limites. Pourquoi ne pas se recentrer sur des produits qui sont prévus pour durer ainsi que recréer la filière de réparation qui va avec. C’est peut être un vœux pieux de ma part, mais cela semble une vision à plus long terme que celle de vouloir raccourcir la durée de vie des biens de consommations.

Les politiques et la justice

Jérémy
Bonjour les gens

La politique et la justice sont des composantes essentielles au bon fonctionnement de la Vème République. La première est censée est là pour représenter les citoyens vis à vis de l’exécutif tandis que la seconde est là pour faire respecter la loi. Voilà pour les présentations des 2 protagonistes, l’actualité récente nous ramène de fait à la relation assez tumultueuse entre ces deux groupes.

En effet, entre la mise en examen de M. Sarkozy, notre ancien Président et l’ouverture des procédures judiciaires à l’encontre de M. Cahuzac pour fraude fiscale et tout le toutime, met en évidence les tensions qu’il existe entre ces deux mondes. Avec les récents événements, nous avons pu voir un beau florilège des réactions possibles des politiciens vis à vis des décisions de justices à leur encontre.
Ça va du comportement que je qualifierais de normal, qui consiste à dire que la justice doit faire son travail et qu’à la fin la vérité éclatera au grand jour, au mode « caliméro », en brocardant d’entrée de jeu la grande théorie du complot contre le gentil homme politique qui est un véritable saint.

Ce que je trouve plus choquant dans tout ça, c’est qu’une proportion non négligeable de nos hommes politiques ont ou ont eu des déboires avec la justice et ce, pour des femmes et hommes censés nous représenter, est inacceptable. Les politiques, pour la plupart, ne le sont plus par vocation mais par carriérisme et les différents gouvernements qui se sont succédés depuis une bonne vingtaine d’années nous le démontre. Et pour gravir plus rapidement les échelons, certains n’hésitent pas à franchir la ligne jaune de la légalité… Ne faudrait-il pas forcer à être irréprochables et baisser les « indemnités » perçues par ceux-ci pour que seuls ceux qui ont une réelle vocation à servir la république restent ? Tout du moins ce sont les questions que je me pose …

 

Affaire hadopi (suite)

Jérémy
Bonjour aux passants !

Dans ce billet qui devrait rester bref, je vais revenir sur l’affaire opposant TF1 et l’un de ses employés au sujet de l’HADOPI. En effet, j’ai laissé ce cas au moment où l’on attendais la tenue du procès au prod’hommes opposant notre ingénieur en informatique et son employeur e-TF1. Pour avoir l’historique un peu plus complet de l’affaire, je suggère la lecture de l’article précédent sur le sujet.

Le procès a eu lieu le 6 avril dernier et le jugement en lui-même a été rendu le 1er Juin par le Conseil des Prud’hommes de Boulogne Billancourt. e-TF1 a finalement été condamné à 27 000 euros pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse ». Cela peut paraître bien maigre mais l’atteinte aux libertés fondamentales n’a pas été retenu pas le conseil des Prud’hommes car cela est hors de son domaine de compétence. Notre ingénieur, étant un adepte du petit oiseau bleu, reconnait une première victoire mais pour l’essentiel de la plainte n’a pas été abordé pour le conseil prod’hommal par un tweet ou gasouilli comme dirait les immortels.

Condamnation en trompe l’oeil pour TF1, le licenciement à certes été abusif mais il manque l’essentiel l’atteinte aux libertés fondamentales

Pour résumer la condamnation à l’encontre du groupe TF1, il devra verser 27 000 € au titre du licenciment abusive ainsi que 1200 € au titre des frais de justice au plaignant.  Suite à la plublication officielle du verdict, notre ingénieur ne compte pas en rester là et fait appel du jugement, en effet le coeur du problème n’a pas été traité. Je préfère un extrait d’une interview auprès de ecrans.fr qui ne laisse pas d’ambiguïté sur ses motivations.

Le ressort le plus déterminant de cette affaire, la raison même de cette action juridique, n’est donc pas tant la réparation d’une rupture abusive d’un contrat de travail. Mais sa cause initiale, dont mon licenciement n’est que l’un des effets. Un point de départ fondé sur un désaccord d’ordre politique, lui-même motivé dans une requête explicite adressée par un représentant de l’autorité politique

Le fait est que dans cette affaire, le déclencheur de la procédure de licenciement a été un mail envoyé, à un député certes, mais à titre de citoyen et donc personnel. La loyauté envers son employeur n’empêche pas d’être en désaccord avec lui. Si l’on commence à instaurer un lien d’aservicement en l’employé et son employeur, on commence dangereusement à attaquer les libertés de chacun et on s’approche de façon inquiètante d’une forme d’esclavage. Personnellement, c’est ce que je comprends de cette affaire et de la volonté de mon collègue à faire reconnaitre l’atteinte aux libertés fondamentales.

Sur ce, tous commentaires ammenants au débat sont bienvenus.

Mauvais blogueur !

Jérémy
Bonjour tout le monde,

Vous pouvez bien le dire « BOUH !!!! Le mauvais blogueur !!! ». Et oui, j’ai laissé un peu à l’abandon le blog mais c’était pour la bonne cause, Madame et moi-même sommes maintenant les heureux propriétaires de  notre chez nous.

Cela a posé quelques soucis d’ordre pratique dans l’hébergement de la machine où est ce blog. Tout d’abord le déménagement lui même et ma foie, heureusement, on ne le fait pas tous les quatre matins. Ensuite le changement de FAI, par contre ça, ça n’a pas été un mal de passer de numéricable, qui interdit explicitement l’auto-hébergement, à OVH, qui quant à lui l’encourage, il n’y a pas photo.

 

Pour les suites des billets, je vais en rédiger un à propos de notre collègue ex-ingénieur chez TF1 car les prud’hommes ont rendu leur verdict mais j’en parlerais plus longuement dans ce billet. Je vais aussi aborder le sujet de la première condamnation pour « négligence caractérisée » ainsi que les politiques vis à vis de la neutralité du net. Plein de choses qui me semblent intéressantes d’aborder en espérant rester assez objectif, ça ne sera pas facile.

à très bientôt à tous

Publique/Privé la nuance est mince …

Jérémy
Bonsoir à tous,

Ce dont je vais parler est une affaire qui a commencé début 2009 en plein début sur le projet de loi « hadopi » de l’époque. Pour faire un résumé de celle-ci, il s’agit d’un litige entre un employé, ingénieur informatique, et son employeur qui n’est autre que e-TF1 filiale de TF1. Donc commençons du début.

Notre ingénieur s’intéressant au débat publique du moment, c’est à dire dans notre cas HADOPI. Il a exprimé son désaccord vis à vis de se projet de loi à la député de sa circonscription, Françoise de Panafieu, par courrier électronique. Le cabinet de Mme de Panafieu a transféré ce courrier électronique au ministère de la culture. Celui-ci est pris en charge par M. Christophe Tardieu chef de cabinet adjoint de Christine Albanel. Celui-ci transfère ce courrier à M. Jean Michel Counillon, le secrétaire général de TF1, en y apposant une petite remarque qui ne manque pas de sarcasme :

Bonjour Jean-Michel, vous avez des salariés qui, manifestement, aiment tirer contre leur camp. Cordialement

Illico presto, notre ingénieur est viré au motif qu’il a des opinions trop divergente avec celle de son employeur. Il est à rappeler que TF1 soutenait ouvertement le projet de loi « création et internet » alias HADOPI. Logiquement l’employé ainsi viré porte plainte au pénal pour « discrimination en raison des opinions politiques » . Le 6 mai 2010, Philippe Courroye, procureur de la République du tribunal de Nanterre, conclut au classement sans suite au motif que cela concerne plutôt les conseils des prud’hommes. Le procès au prud’hommes s’ouvrira demain le 6 avril à Boulogne-Billancourt.

Bien au delà du jugement au prud’hommes en lui-même, cela pose le problème de la liberté d’expression. En effet, peut-on être en désaccord avec son employeur à titre strictement privé ? C’est un peu la question qui ressort à travers cette affaire. Si la réponse est réellement « non »,  alors nous pouvons être inquiets sur notre liberté d’opinion.